Sunday, May 15

Politique africaine de la France : le bilan des années Macron

En Afrique, l’échec total d’Emmanuel Macron qui a supprimé le ministère de la coopération et “en même temps” voulu relancer la françafrique à partir du ministère des affaires étrangères et de l’Elysée…


 

Ce journaliste togolais n’est pas tendre avec l’action du Président de la République sortant :


En Libye comme en Syrie ou au Liban et même en Algérie, les relations se sont distendues…

Alors que Paris comptait sur une montée en puissance de la force européenne de lutte antiterroriste Takuba pour compenser le départ des soldats de l’opération Barkhane au Mali, elle a dû faire face à un interventionnisme très important d’autres puissances comme la Chine, la Turquie ou la Russie qui contestent en Afrique francophone son implantation issue de la colonisation… 

A cela il faut ajouter la guerre d’influence dans les zones anglophones et francophones de l’Afrique et celle des organisations religieuses de toutes obédiences…

Les dirigeants africains n’ont pas apprécié le ton condescendant et la manière peu diplomatique avec laquelle le chef de l’Etat Français les a traités, allant même jusqu’à organiser en France une réunion avec les jeunes africains sélectionnés… par ses services…

Les coups d’Etat se sont succédés au Mali, puis au Burkina Faso où Emmanuel Macron avait effectué une visite et tenu un discours teinté de paternalisme… 

Des manifestations anti françaises, alimentées par la multiplication de fake news diffusées par les chaînes pro-russes sur les réseaux sociaux… 

Alors que le climat était déjà délétère depuis plusieurs mois entre Paris et Bamako, la tension est montée d’un cran entre les deux pays avec l’expulsion, lundi 31 janvier 2022 par la junte militaire au pouvoir, de l’ambassadeur de France au Mali. En façade, Paris temporise et prend “note”.


Mais les obstructions de la junte, qui surfe sur un sentiment anti-français croissant dans la région, pourraient finir par poser la question d’un retrait français, alors que Paris est engagé militairement au Mali depuis 2013, au prix de 48 morts (53 au Sahel) et de milliards d’euros.
(…) Pour le directeur de l’Observatoire du nucléaire, Stéphane Lhomme, le Mali est aussi au cœur d’une région qui est devenue un important enjeu économique.
Sel, or, calcaire, voilà autant de ressources minières exploitées au Mali et qui attirent des investisseurs de divers horizons.

Alors que plusieurs autres ressources du pays (comme le fer, la bauxite ou le pétrole) restent encore largement inexploitées, le plus grand intérêt d’un pays comme la France est surtout de garder la paix au Mali, notamment pour protéger ses gisements d’uranium au Niger voisin.

La présence militaire française vise directement à sécuriser l’approvisionnement des centrales françaises en uranium : même si depuis plusieurs années et suite aux menaces contre le Paris Dakar (la course a dû être exportée dans d’autres déserts du monde) la France diversifie ses sources d’approvisionnement en uranium,  une grande partie est encore extraite des mines du nord du Niger, “une zone désertique seulement séparée du Mali par un trait sur les cartes géographiques”.


Mise à jour le 17 février 2022 : La France confirme son départ du Mali. Emmanuel Macron refuse de parler d’échec et parle “de sensibilité des populations de la région qui ont changé”, “de redéploiement des forces françaises au sein d’un engagement européen dans le cadre d’une coopération transfrontalière pour le Sahel”… Il annonce l’intégration des Etats-Unis aux programmes de développement en faveur des populations civiles…




Reference-www.lyftvnews.com

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